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Reproduction

Mise bas

Définition

La mise bas est l'accouchement de la chienne, qui survient 60 à 65 jours après la saillie fécondante. Elle se déroule en trois phases : phase préparatoire (6 à 24 heures, agitation et contractions utérines initiales), phase d'expulsion des chiots (un chiot toutes les 20 à 60 minutes en moyenne, parfois jusqu'à 2 heures entre deux), expulsion des placentas (généralement entremêlée avec l'expulsion des chiots). Pour l'éleveur, c'est une période de surveillance continue, avec un vétérinaire référent prêt à intervenir en cas de dystocie. Les signaux d'alerte vétérinaire : pertes vert foncé depuis 6 heures sans chiot, contractions soutenues depuis 30 à 60 minutes sans expulsion, chienne épuisée ou en détresse.

À retenir

  • 01Accouchement de la chienne, 60 à 65 jours après saillie fécondante
  • 02Trois phases : préparation (6-24 h), expulsion chiots, expulsion placentas
  • 03Premier chiot dans les 2 h après pertes vert foncé, puis un toutes les 20 à 60 minutes
  • 04Surveillance continue obligatoire, vétérinaire référent prêt à intervenir
  • 05Signaux d'alerte : 6 h de pertes vertes sans chiot, 30-60 min contractions soutenues sans expulsion
  • 06Dystocie principale : inertie utérine (contractions insuffisantes), parfois césarienne nécessaire

La mise bas est l'aboutissement physiologique et émotionnel de toute reproduction. Pour la chienne, c'est un processus naturel qui se déroule généralement sans complication majeure. Pour l'éleveur, c'est une période d'intense vigilance : la majorité des problèmes survenant pendant la mise bas peuvent évoluer en quelques heures vers une issue grave si on ne sait pas reconnaître les signaux d'alerte. Bien se préparer, connaître les phases normales, savoir quand appeler le vétérinaire : ces trois éléments transforment une mise bas potentiellement angoissante en moment maîtrisé.

Le profil en un coup d'oeil

Durée gestation

60 à 65 jours après saillie fécondante

Trois phases

Préparation (6-24 h), expulsion chiots, expulsion placentas

Délai entre chiots

20 à 60 minutes en moyenne, jusqu'à 2 h maximum

Repère vétérinaire 1

Pertes vert foncé sans chiot après 6 heures

Repère vétérinaire 2

Contractions soutenues sans expulsion après 30-60 min

Complication principale

Inertie utérine (contractions insuffisantes)

Les trois phases de la mise bas

Le déroulé physiologique se décompose en trois temps distincts :

  • Phase 1 (préparatoire) : 6 à 12 heures en moyenne, parfois jusqu'à 24 heures chez une chienne primipare. Contractions utérines initiales non visibles, relaxation du col, agitation, isolement, parfois nidification, baisse de température corporelle (37°C ou moins). La chienne cherche un endroit calme.
  • Phase 2 (expulsion des chiots) : démarre avec l'apparition de pertes vertes foncées (utéroverdine, due au décollement placentaire). Le premier chiot apparaît dans les 2 heures suivantes. Les chiots suivants sortent à intervalles de 20 à 60 minutes en moyenne, parfois jusqu'à 2 heures entre deux. Contractions abdominales visibles, respiration haletante.
  • Phase 3 (expulsion des placentas) : entremêlée avec la phase 2. Un placenta sort généralement après chaque chiot (parfois avec un léger retard). La chienne mange souvent le placenta (comportement instinctif normal).

La phase 2 et la phase 3 sont étroitement liées : on parle souvent simplement de 'l'expulsion'. La durée totale de la mise bas est en moyenne de 6 à 12 heures pour une portée standard de 4-8 chiots, parfois davantage pour les très grandes portées.

Préparer la mise bas : 3 semaines avant

Une bonne préparation évite la majorité des problèmes :

  • Visite vétérinaire à J45-J50 : échographie ou radiographie pour estimer le nombre de chiots (utile pour savoir quand toute la portée est sortie).
  • Aménagement de la maternité : caisse de mise bas (taille adaptée à la chienne, rebords pour éviter l'écrasement des chiots), linges absorbants, lampe chauffante pour maintenir 25-28°C les premiers jours.
  • Matériel : balance de précision pour peser chaque chiot à la naissance, fil dentaire ou ciseaux stériles (pour couper les cordons si la chienne ne le fait pas), serviettes, sérum physiologique, gants stériles.
  • Contact vétérinaire : prévenir le vétérinaire de référence des dates probables, avoir le numéro d'une clinique d'urgence 24/24 noté visiblement.
  • Surveillance pré-mise bas : à partir de J57, prise de température rectale 2-3 fois par jour. Une chute soudaine sous 37°C annonce la mise bas dans les 24 heures.
  • Présence : organiser pour être présent en continu à partir de la chute de température.

La chronologie type d'une mise bas normale

Chute température < 37°C -> 6-24h plus tard : agitation et isolement -> apparition de pertes vert foncé -> dans les 2h : premier chiot -> placenta du premier chiot -> chiot suivant (20-60 min après) -> placenta -> répétition jusqu'à la fin de la portée -> chienne se détend, allaite la portée
  • Pendant l'expulsion : chaque chiot est expulsé puis la mère déchire le sac amniotique, sectionne le cordon, lèche le chiot
  • Si la chienne ne fait pas ces gestes (chiennes primipares parfois), l'éleveur prend le relais
  • Compter les placentas : un par chiot, indispensable pour ne pas laisser de placenta retenu
  • Une fois la portée complète, la chienne se calme et accepte la tétée

Ce que vit la chienne

La mise bas est une expérience intense pour la chienne :

  • Phase préparatoire : inconfort croissant, agitation, recherche d'un endroit sécurisé. Souvent silencieuse mais visiblement préoccupée.
  • Phase d'expulsion : effort physique intense, parfois cris brefs au moment de l'expulsion, halètement marqué. Concentration totale sur le processus.
  • Entre les chiots : retour rapide à un état plus calme, soins immédiats au chiot expulsé (léchage, stimulation).
  • Après la portée complète : détente progressive, acceptation de la tétée, début de la mère-portée.
  • Présence humaine : généralement bien tolérée par la chienne qui connaît son humain. Présence rassurante mais discrète recommandée (pas envahir, ne pas perturber).

Pour la chienne primipare, c'est une découverte qui peut générer plus de stress ou de maladresse. La présence calme et expérimentée d'un éleveur ou propriétaire fait alors une différence importante.

Cas terrain

La mise bas normale, exemple type

Type
Mise bas typique, sans complication
Situation
Berger Australien LOF de 4 ans, deuxième portée. Saillie à J0. Mise bas attendue à J61-J63.
J57
Début surveillance température rectale, valeurs autour de 37,8°C.
J60 matin
Température 36,8°C, alerte. Présence continue organisée.
J60 soir
Chienne agitée, isolée dans la maternité aménagée, légère salivation, refuse les croquettes.
Nuit J60-J61
Apparition de pertes vert foncé à 2h du matin. Premier chiot à 3h30, la chienne déchire le sac et sectionne le cordon elle-même. Placenta expulsé 10 minutes après.
J61
Chiots suivants à intervalles de 30-45 minutes en moyenne. 6 chiots au total expulsés entre 3h30 et 10h30, avec leurs 6 placentas correspondants. Chienne épuisée mais satisfaite, allaitement démarre spontanément.
Suite
Visite vétérinaire à J3 post-mise bas pour vérification chienne et chiots.

Cas terrain

La dystocie : quand intervenir

Type
Complication nécessitant intervention vétérinaire urgente
Situation
Chienne en phase d'expulsion, mais blocage prolongé.
Signaux d'alerte 1
Pertes vert foncé apparues il y a 6 heures, aucun chiot expulsé. Cela signifie un placenta décollé sans expulsion, urgence absolue (oxygénation du chiot compromise).
Signaux d'alerte 2
Contractions abdominales soutenues depuis 30 à 60 minutes, aucun chiot expulsé. Inertie ou obstacle mécanique probable.
Signaux d'alerte 3
Plus de 2 heures sans nouveau chiot entre deux expulsions, alors que d'après l'échographie il en reste à sortir.
Signaux d'alerte 4
Chienne épuisée, prostrée, signes de douleur intense, hémorragie abondante, chiot bloqué visible mais non sortant.
Action
Transport immédiat aux urgences vétérinaires. Diagnostic : palpation, échographie, parfois radiographie. Traitement : injection d'ocytocine pour stimuler les contractions, manipulation pour repositionner un chiot mal présenté, ou césarienne si nécessaire.

Les complications principales

Plusieurs dystocies sont régulièrement rencontrées :

  • Inertie utérine primaire : contractions absentes ou très faibles dès le départ. Cause non identifiée, parfois liée à un déséquilibre hormonal. Traitement : ocytocine puis césarienne si pas d'effet.
  • Inertie utérine secondaire : contractions présentes initialement puis s'épuisent (chienne fatiguée par les premières expulsions). Fréquente en fin de portée. Traitement : ocytocine + compléments calciques.
  • Disproportion fœto-pelvienne : chiot trop gros pour le bassin maternel. Risque accru chez les races à grosse tête (Bouledogue, Carlin), les chiennes primipares de petit format, les portées très réduites (1-2 gros chiots).
  • Mauvaise présentation : chiot en présentation transversale, par le siège (à risque mais souvent gérable), tête déviée. Manipulation vétérinaire ou césarienne.
  • Mort fœtale in utero : chiot décédé avant expulsion. Peut compliquer ou bloquer la suite. Diagnostic par échographie.
  • Hémorragie : peu fréquente mais grave, urgence absolue.
  • Rétention placentaire : un placenta non expulsé après la portée complète. Risque de métrite. Traitement par ocytocine et antibiothérapie.

La césarienne : quand et pourquoi

La césarienne devient nécessaire dans plusieurs situations :

  • Dystocie médicalement résistante : ocytocine sans effet, chiot bloqué non manipulable.
  • Disproportion fœto-pelvienne : chiot trop gros pour passer.
  • Mauvaise présentation non corrigible.
  • Souffrance maternelle ou fœtale aiguë.
  • Race à risque élevé : Bouledogue Français, Bouledogue Anglais, Boston Terrier, Carlin. Pour ces races, la césarienne planifiée à terme est souvent la pratique standard (taux de césarienne supérieur à 80 % chez certaines races brachycéphales).

Déroulement : anesthésie générale, courte chirurgie de 30-60 minutes, extraction des chiots, suture utérine, suture abdominale. Récupération maternelle rapide si chirurgie programmée, plus difficile si chirurgie d'urgence après épuisement.

Coût : 500 à 1 500 € pour une césarienne programmée, 1 000 à 2 500 € pour une césarienne d'urgence. Pour les races à risque, c'est un poste budget à anticiper.

Erreurs et pièges fréquents

  • Manquer la surveillance de la température : repère majeur de l'imminence de la mise bas.
  • Laisser la chienne seule pendant la phase d'expulsion : risque d'écrasement des chiots, complications non détectées.
  • Tirer sur un chiot bloqué : risque de blessure ou rupture, manœuvre à laisser au vétérinaire.
  • Ignorer un placenta non expulsé : risque de métrite, surveillance vétérinaire indispensable à 24-48h.
  • Donner du calcium sans avis vétérinaire : peut être utile mais sous contrôle.
  • Ne pas peser les chiots à la naissance : repère majeur du suivi de croissance les jours suivants.
  • Surchauffer ou sous-chauffer la maternité : 25-28°C les premiers jours, plus haut pour les portées affaiblies.
  • Manquer la visite vétérinaire post-mise bas (J2-J3) : examen des chiots, vérification de la chienne (placentas retenus, métrite, hypocalcémie).

Les bons réflexes éleveur

  • Préparer la maternité 2-3 semaines avant la mise bas.
  • Visite vétérinaire J45-J50 : échographie pour estimer le nombre de chiots.
  • Surveillance température dès J57 (chute < 37°C = mise bas dans 24h).
  • Présence continue dès la chute de température.
  • Surveillance attentive : noter heure de chaque expulsion, peser chaque chiot.
  • Compter les placentas : un par chiot.
  • Appeler le vétérinaire au moindre signal d'alerte (6h pertes vertes sans chiot, 30-60 min contractions sans expulsion).
  • Numéro d'urgence vétérinaire 24/24 visible et accessible.
  • Visite vétérinaire post-mise bas à J2-J3 : examen chiots et chienne, vérification métrite ou hypocalcémie.
  • Tenir un journal détaillé de la mise bas (utile pour les prochaines, et en cas de réclamation vétérinaire).

Questions fréquentes

Combien de temps dure une mise bas ?

En moyenne 6 à 12 heures pour une portée standard de 4-8 chiots. La phase préparatoire (6-24h) est la plus longue mais la plus calme. La phase d'expulsion proprement dite dure généralement entre 2 et 8 heures, avec un chiot toutes les 20 à 60 minutes en moyenne. Pour les très grandes portées (10+ chiots) ou chez les chiennes primipares, la durée peut s'allonger. Toute mise bas qui dure plus de 12-18 heures sans progression mérite un avis vétérinaire.

Comment savoir quand la mise bas va commencer ?

Le repère le plus fiable est la prise de température rectale 2-3 fois par jour à partir de J57 de gestation. La température normale d'une chienne se situe entre 38°C et 39°C. Une chute brutale en dessous de 37°C (parfois jusqu'à 36,5°C) annonce le début de la mise bas dans les 24 heures qui suivent. Autres signes : agitation, isolement, refus de manger, nidification, légère salivation. Combinés, ces indicateurs permettent d'anticiper avec précision.

Quand appeler le vétérinaire en urgence ?

Quatre situations imposent un appel immédiat. Premièrement : pertes vert foncé apparues depuis 6 heures sans qu'aucun chiot ne soit né. Deuxièmement : contractions abdominales soutenues depuis 30 à 60 minutes sans expulsion. Troisièmement : plus de 2 heures entre deux expulsions alors qu'il reste des chiots à sortir. Quatrièmement : signes de souffrance maternelle (épuisement, prostration, hémorragie abondante, douleur intense). Ne jamais attendre, la mise bas peut basculer rapidement.

Combien de chiots peut-on attendre dans une portée ?

Très variable selon la race et la chienne. Petites races (Yorkshire, Chihuahua) : 2-5 chiots en moyenne. Races moyennes (Labrador, Berger Australien) : 5-9 chiots. Grandes et géantes races (Berger Allemand, Dogue Allemand, Saint-Bernard) : 7-12 chiots, parfois jusqu'à 15-20 pour les très grandes portées. L'échographie à J45-J50 ou la radiographie en fin de gestation permettent une estimation précise, utile pour savoir quand toute la portée est expulsée.

Faut-il forcément couper le cordon ombilical ?

Normalement, la chienne le sectionne elle-même en mordant après l'expulsion. Si elle ne le fait pas (chiennes primipares parfois, chiennes stressées, situation atypique), l'éleveur peut intervenir : pincer fermement le cordon à 2-3 cm du chiot avec un fil dentaire ou des pinces stériles, attendre 30 secondes, puis sectionner. Désinfecter le moignon avec un antiseptique doux. Surveillance ensuite : pas d'hémorragie, pas d'infection.

Ma chienne mange les placentas, c'est normal ?

Oui, c'est un comportement instinctif normal. Les placentas contiennent des hormones et nutriments qui aident la chienne à récupérer et à stimuler la lactation. Une consommation modérée (1-2 placentas) est sans problème. Si la portée est très grande (8+ chiots), il est préférable de retirer la moitié des placentas pour éviter une diarrhée temporaire. Compter les placentas reste essentiel pour s'assurer qu'aucun n'est retenu (risque de métrite).

Une césarienne est-elle dangereuse ?

Maîtrisée et sans complication, c'est une chirurgie de routine avec un taux de réussite très élevé (> 95 % pour la chienne). Les chiots survivent eux-mêmes dans la grande majorité des cas si l'intervention est rapide. La césarienne programmée (avant épuisement maternel) est plus sûre que la césarienne d'urgence après tentative prolongée par voie naturelle. Pour les races à risque (brachycéphales), c'est devenu la pratique standard. Coût : 500-1500 € programmée, 1000-2500 € en urgence.

Dans le glossaire

Chaleurs (cycle œstral)

Les chaleurs (ou cycle œstral) sont la période de fertilité périodique de la chienne, durant 2 à 4 semaines tous les 6 mois en moyenne. Elles débutent entre 6 et 18 mois selon la race (plus tôt pour les petites races, plus tard pour les géantes), et se caractérisent par des saignements vulvaires, un gonflement de la vulve, des modifications comportementales et un changement d'odeur attirant les mâles. Le cycle complet comprend quatre phases : proestrus (saignements sans réceptivité), œstrus (fenêtre de fécondation), métœstrus (récupération hormonale) et anœstrus (repos sexuel). Connaître ces phases est essentiel pour la reproduction comme pour la prévention du pyomètre.

IA (Insémination artificielle)

L'insémination artificielle (IA) chez le chien consiste à déposer la semence du mâle dans l'appareil génital de la femelle sans accouplement physique. Pratiquée en France depuis les années 1990 et désormais bien maîtrisée, elle se décline en trois formes selon la conservation de la semence : fraîche (utilisée dans l'heure), réfrigérée (conservée 2-4 jours), congelée (conservation illimitée). Trois techniques de dépôt sont possibles : cervicale (la plus simple), transcervicale (TCI, sous endoscopie), chirurgicale (laparotomie courte). L'IA permet d'utiliser un étalon distant, rare, ou décédé (via semence congelée), élargissant considérablement les choix génétiques pour les éleveurs. Coût total 700 à 4500 € par tentative selon la configuration.

Portée

Une portée désigne l'ensemble des chiots nés d'une même mise bas. Le nombre varie selon la race et la mère : 3 à 12 chiots en moyenne, jusqu'à 15-20 chez les très grandes races. En France, plusieurs cadres réglementaires structurent la portée : déclaration de saillie à la SCC dans les 8 semaines (pour inscription LOF), déclaration de naissance à la SCC dans les 2 semaines après mise bas, déclaration d'activité à la DDPP dès la 1ère portée vendue (sauf exception : une portée par an et par foyer fiscal pour les chiots LOF avec numéro de portée SCC), cession des chiots à 8 semaines minimum (interdiction légale avant cet âge), identification I-CAD obligatoire avant cession. Une bonne gestion de portée combine ces aspects administratifs avec les exigences sanitaires, comportementales et éducatives des chiots.

Pyomètre

Le pyomètre est une infection bactérienne grave de l'utérus chez la lice non stérilisée. Il survient typiquement dans les 4 à 8 semaines suivant la fin des chaleurs, sous influence hormonale de la progestérone qui fragilise la muqueuse utérine. Deux formes existent : pyomètre ouvert (pus visible à la vulve) et pyomètre fermé (silencieux, plus dangereux car le pus s'accumule sous tension). Le diagnostic repose sur l'échographie abdominale, et la prise en charge de référence est l'ovariohystérectomie d'urgence. Sans traitement, le pronostic est rapidement mortel.

Saillie

La saillie est l'accouplement physique d'un mâle et d'une femelle en vue d'une reproduction. Chez l'éleveur sérieux, elle est planifiée avec précision : choix de l'étalon selon la cotation et la compatibilité génétique, dépistages de santé des deux reproducteurs en amont, suivi du cycle œstral de la femelle, détection précise de l'ovulation par dosage de progestérone, saillie optimale 48 heures après ovulation. La femelle doit avoir au moins 15 mois à la date de saillie pour permettre l'inscription LOF des chiots. Un contrat de saillie écrit entre les éleveurs structure les conditions financières et les garanties. Pour les cas où la saillie naturelle n'est pas possible ou pas optimale (distance, étalon décédé, mâle maladroit), l'insémination artificielle constitue une alternative établie.

Sources

  • AFVAC - Reproduction canine, manuel pratique
  • Concannon P.W. - Canine pregnancy : predicting parturition and timing events
  • European Veterinary Society for Small Animal Reproduction (EVSSAR) - Parturition Guidelines
  • Le Point Vétérinaire - Dystocie chez la chienne, prise en charge

Dernière mise à jour : 19 mai 2026